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Les banques ont mangé leur pain blanc en 2009 19 juin, 2010

Classé dans : banque — banquefinance @ 21:12

Effectivement, les éléments négatifs se conjuguent, et même demanière plus violente qu’attendu en raison de la crise de confiance de la zone euro.

Après un an d’accalmie, les tensions reviennent sur les marchés du refinancement des banques, que ce soit à court terme (lemarché interbancaire) ou àmoyen-long terme (les obligations sécurisées). Concrètement, les établissements qui disposent de liquidités préfèrent les déposer auprès de la banque centrale (au taux de 0,25%) plutôt que les prêter à meilleur taux à leurs confrères qui en manquent.

Mais, dieu merci, la défiance entre banques est sans commune mesure avec celle qui au lendemain de la faillite de Lehman Brother a conduit à une paralysie totale du marché Il n’empêche ! Tout lemonde craint les impacts sur les comptes des plans de rigueur qui vont fragiliser la reprise économique : la BCE estime à 195milliards d’euros le coût du risque (les provisions pour créances des emprunteurs qui ne peuvent plus rembourser leur banquier) à passer dans les comptes de résultat des banques en 2010 et 2011.

Sans oublier la menace que représentent les engagements dans les pays fragilisés par la crise (plus de 50 milliards d’euros pour la seule Grèce dans les bilans des banques françaises).

Ou encore les derniers soubresauts de la crise des subprimes. Alors que le rehausseur de crédit Ambac se trouve au bord de la faillite, notre confrère Les Echos relève que BNP Paribas est exposé à hauteur de 310 millions d’euros aux monolines, Crédit Agricole, à hauteur de 300 millions, et Société Générale, de 800 millions.

Certains professionnels relativisent cependant ce retour de la défiance sur l’interbancaire en pointant du doigt des modifications réglementaires intervenues aux Etats-Unis pour les money market funds, l’équivalent de nos Sicav et fonds monétaires, concernant la durée de certains investissements.

Ces changements expliqueraient aussi une partie des tensions actuelles.

Des crédits à l’économie en berne En réaction, la Banque centrale européenne a réactivé début mai les procédures exceptionnelles d’allocation de monnaie aux banques, alors qu’elle escomptait initialement arrêter cette année cette politique de perfusion à bas taux.

Face à une telle conjoncture, la pression semble aussi s’assouplir un peu sur le front de la réglementation.

Ainsi, le sommet du G20 du week-end dernier a abandonné l’idée d’instaurer une taxe bancaire internationale. De leur côté, les régulateurs du comité de Bâle semblent assouplir leurs positions sur la date d’application des nouvelles exigences en fonds propres (Bâle III), qui ne serait plus impérativement fin 2012-2013. Un soulagement pour les établissements, qui risquaient d’être contraints de lever rapidement des capitaux sur le marché pour satisfaire aux nouvelles règles, ou alors de réduire les prêts aux économies. Le syndicat international des banquiers, Institute of International Finance, a ainsi calculé que les règles Bâle III pourraient coûter trois points de croissance aux pays développés (et 4,3% en Europe) sur les cinq prochaines années.

Crédit Suisse estime également que ces mesures coûteront 244 milliards d’euros aux banques européennes.

 

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